Retour au pays natal

Qu'il soit cahier d'Aimé Césaire
ou énigme romanesque de Dany Laferrière,
chaque retour est une aventure sanguine,
une quête aux racines sous-marines de sa terre,
belle comme l'oxygène naissant,
forte à renverser les mondes aplatis,
accroupie devant la boulimie d'images,
bavarde et muette d'inquiétude, d'amnésie, de faim.
Lumineusement obscure
jusqu'au bout du petit matin...


Afficher mon trip sur une carte plus grande

jeudi 4 novembre 2010

Haïti dans l'oeil du cyclone

La tempête tropicale Tomas s'est renforcée et le cyclone arrive droit sur Haïti. La frappe est programmée durant la nuit de ce jeudi. Vents annoncés à 185km/h et surtout pluies très importantes.
Ce matin, température plus élevée que d'habitude, petit vent et les oiseaux sont presque tous muets. 
Electricité et Internet sans doute coupé.
A la bonne heure

mercredi 3 novembre 2010

Alerte rouge

L'alerte rouge a été décrétée sur tout le territoire, la tempête tropicale Tomas menaçant de se transformer en un ouragan de catégorie 1.

Haïti - Tomas : En visite à Jacmel, René Préval déconnecté de la réalité


Si la trajectoire reste conforme aux simulations Tomas sera: 
Vendredi 2:00 du matin à 242km des Cayes (Sud) et à 394km de Port-au-Prince; 
Samedi 2:00 du matin à 55km de Port-au-Prince et à 39km de Saint-Marc.

Aujourd'hui, en fin d'après-midi, par le biais d'un communiqué de presse officiel, le gouvernement haïtien a ordonné la fermeture de toutes les écoles pour 2 jours.
 



A lire (extrait du site web Haïti Libre):


Haïti - Tomas : En visite à Jacmel, René Préval déconnecté de la réalité
03/11/2010 12:52:10


Le président René Préval a effectué, mardi 2 novembre, une courte visite de 3 heures à Jacmel, sa première visite depuis le séisme de janvier dernier.

À la tête d’une délégation composée de Joanas Gué, Ministre de l’Agriculture, Alex Larsen ministre de la Santé publique, Mario Andrésol directeur général de la police ainsi que plusieurs autres personnalités du gouvernement, le chef de l’état a visité la ville de Jacmel, dans le cadre d’une tournée nationale sur la préparation du plan d’urgence visant à protéger la population du cyclone Tomas.

Interrogé par des journalistes sur la situation des sinistrés vivant sous les tentes dans les campements de Jacmel, la zone la plus vulnérables, René Préval a refusé catégoriquement de répondre à cette question, laissant le soin à Ronald Andris, le Maire-adjoint de Jacmel de répondre... Ce dernier toutefois a été incapable de fournir une réponse satisfaisante aux Journalistes.

Une rencontre s’est tenue à Cap Lamandou Hôte, avec les autorités des quatre départements du Grand Sud d’Haïti les plus exposés, notamment les Nippes, Grande Anse, le Sud-est et le Sud, sur les stratégies à adopter face au cyclone Tomas. Lors de cette rencontre, le chef de l’état a exprimé la préoccupation de son gouvernement et appelé à mobiliser la population afin de limiter les pertes de vie.

Le président Préval a déclaré que « le cyclone Tomas s’intensifie d’heure en heure, et pourrait causer autant de dégâts en Haïti que le cyclone Hazel en 1957. Il faut que la population ait l’accès à l’information » a-t-il  précisé.

Ces propos sont non seulement erronés, mais inutilement alarmistes et sans aucune relation avec la menace actuelle. Des déclaration irresponsables qui ne font que renforcer l’inquiétude, déjà grande, de la population. Le chef de l’État qui se trompe d’année, l’ouragan (1) Hazel a frappé Haïti le 11 octobre 1954 et non en 1957, était le pire ouragan de la saison cyclonique dans l’atlantique Nord. Il s’agissait d’un ouragan de Catégorie 4 qui tua plus de 1,000 personnes en Haïti. Tomas est actuellement une tempête tropicale avec une probabilité de devenir un ouragan de Catégorie 1. De plus, il affirme que la tempête Tomas s’intensifie d’heure en heure, une pure invention au moment de sa déclaration, qui ne repose sur aucune observation scientifique.

Enfin, il est presque risible d’entendre le chef de l’État déclarer « Il faut que la population ait l’accès à l’information » alors que le gouvernement n’a publié aucun nouveau bilan depuis samedi (Au moment où cet article a été écrit) sur l’évolution de la situation de l’épidémie de choléra dans le pays en raison de jours féries [!] et ce, malgré le niveau d’alerte sanitaire maximal (les jours de congés semblent pour le gouvernement prioritaires sur la situation de crise et l'information à la population).

Le président Préval a exigé des autorités départementales de l’administration publique du sud-est le démarrage du processus d’évacuation des zones à risques, des personnes vulnérables, sollicitant la collaboration de tous les secteurs pour mieux sensibiliser la population.

Mme Germaine Pierre-Louis, la présidente régionale de la Croix Rouge a déclaré qu’une évaluation a été faite dans les différents abris provisoires pouvant accueillir les personnes vivant dans les camps. Une structure a été élaborée également avec les différentes ONG œuvrant dans le département du Sud-Est pour faire face au cyclone Tomas et que du matériel de santé et des kits alimentaires sont disponibles dans toutes les communes du département.

Notons que pendant que les autorités locales parlent d’abris provisoires, presque tous les établissements scolaires habituellement utilisées dans ces situations ont été touchés par le séisme et fonctionnent sous des tentes, et ne peuvent pas être utilisés par la population... Après cette visite, la population, en particulier celle des camps, est loin d’être rassuré sur son sort.

Coeur meurtri


"Nous avons un pays étrange et merveilleux
Un pays si merveilleusement étrange
Qu'il ne se résigne pas encore à mourir."
Franck Fauché, poète et dramaturge haïtien.



Après 2 jours au rythme des tambours pour la fête des Guédés
(les esprits de la mort dans le vaudou),
A 3 jours de l'arrivée du cyclone Thomas,
Au 14e jour de l'épidémie de choléra,
A 25 jours du 1er tour des élections présidentielles sous haute tension 
(c'est bien la seule chose dans le pays à fonctionner sur du 10'000 volts!),
Au 295e jour après goudoudou,
Une explosion d'images, 
la désolation encore et toujours, 
jusqu'à l'overdose, 
indispensables au témoignage, 
nécessaires à la dénonciation.
L'infamie et le dégoût jusqu'à la lie, 
Car le passé qui définit le présent
n'a pas la même densité pour tous. 

Pour voir l'album, c'est ci-dessus.



Pour la carte, c'est là.


vendredi 29 octobre 2010

Haïti: société et paysage

- Plus de 300 morts du choléra. L'ONU se mobilise et les USA ont envoyé 20 experts
- Un car de journalistes se rendant au meeting d'un candidat à la présidence attaqué. Un mort.
- Les quartiers du Nord-Est de PaP sont sans électricité depuis bientôt 2 semaines.
- Recrudescence du trafic d'enfants haïtiens. 


Et...

Pour les GVOM

Quelques photos de Frères... ça vous rappelera, j'espère, encore quelques souvenirs... 




Cliquez sur la photo pour la suite... 

mardi 26 octobre 2010

Tournez manège


Voilà que ça me reprend... 








Click and charge your mind :-)

dimanche 24 octobre 2010

50e NCB - dimanche 24 octobre





Après la sueur du vendredi, l'excitation du samedi, le troisième et dernier jour des festivités consacrées au 50ème anniversaire du Nouveau Collège Bird et à l'an 1 de sa reconstruction s'est enveloppé de solennité et de sérénité, tel l'enfant qui devient adulte. 







Les festivités ont débuté par un Culte d'action de grâces en l'église du NCB, ne pouvant accueillir tous les participants. 
Durant près de quatre heures, Rosny Desroches a orchestré cette cérémonie qui a vu se succéder à la chaire des personnalités de l'Eglise Méthodiste d'Haïti et d'ailleurs, Paul Decorvet et Louis Berlie ainsi que des personnalités de la sphère politique et économique dont le Ministre de l'Education Nationale, Joel Desrosiers Jean-Pierre (à droite, ci-dessous).

     

Le sermon de circonstance a été prononcé par le Révérant George Mulrain (ci-dessous), président de la Conférence Générale des Eglises Méthodistes des Caraïbes sur le texte de Néhémie 4: 1-6 traitant de la reconstruction des murailles de Jérusalem. 


L'après-midi, grâce à la générosité de la télévision nationale haïtienne, le téléthon a pu reprendre en direct avec la participation d'artistes avérés et d'amateurs, ainsi que de nombreux témoignages. 


Voyez ce qu'elle a vu... en cliquant sur l'image

samedi 23 octobre 2010

50e NCB - samedi 23 octobre

Premier grand jour pour le NCB, sous le soleil: un téléthon pour lever les fonds nécessaires à sa reconstruction en présence des Suisses Paul Decorvet - premier directeur du NCB de 1960 à 1967 - et Louis Berlie, professeur de physique de 1960 à 1963 et actuel président de l'ASAH (Association Suisse des Amis d'Haïti, à Genève), ainsi que de nombreux autres personnalités et artistes en herbe.




Malheureusement, à 15h30, alors que Paul lisait le récit du premier jour du NCB écrit par le Pasteur irlandais McConnell, toute l'installation électrique a sauté pour cause de tension trop élevée. Du coup, les retransmissions en direct sur la Chaîne de TV nationale et les radios ont été interrompues, par voie de conséquence le téléthon aussi... 




(Cliquez sur la photo pour l'album associé)


Du coup, les discussions individuelles ont repris de plus belle avec pour sujet principal, l'épidémie de choléra qui frappe le pays depuis mardi, l'angoisse de sa propagation, surtout à Port-au-Prince avec ses 203 camps de réfugiés, et les mesures à prendre ou déjà prises pour s'en protéger. Sans compter l'affliction des Haïtiens qui voient dans cette épidémie un nouveau fléau s'abattant sur leur pays.
Identifié dans l'Artibonite, Plateau Central, et confirmé par les épidémiologistes, l'agent pathogène est de souche inconnue en Haïti et provient assurément de l'étranger. On parle d'une infection apportée par des soldats de la MINUSTAH. 
Entre 118 et 150 morts, selon les sources, sont déjà à déplorer, et le gouvernement a décrété l'Etat d'urgence dans tout le pays. Radios et télévisions diffusent désormais à longueur de journées les consignes pour éviter la contamination et pour soigner, afin de circonscrire le plus rapidement cette épidémie.
Samedi soir, le président en fonction René Préval, qui s'était abondamment fait critiqué pour son manque de présence et de déclarations après le séisme, s'est fendu d'une longue allocution indiquant à plusieurs reprises les mesures d'hygiène à prendre pour se protéger contre le choléra.

50e NCB - vendredi 22 octobre

Les festivités du 50ème anniversaire de la fondation du Nouveau Collège Bird, centre ville de PaP, ont commencé vendredi 22 octobre avec un tournoi de basketball pour les élèves:






Avec intermède digne des matchs professionnels...






Quant au comité d'organisation, c'était jour de montage...




(Cliquez sur la photo pour le lien vers l'album)

dimanche 17 octobre 2010

Evasion ou évasion?

Pour bien commencer la semaine et vous réchauffer un peu, voilà la vue que j'ai tous les matins... 


Un paysage si éclatant et lumineux qu'il est parfois difficile de quitter ce bout de paradis pour se noyer dans ce fleuve humain vomissant chaque jour dans les rues des milliers d'âmes creusées à l'obsession par la faim et l'injustice. 


Hier, c'était fête nationale en Haïti à l'occasion de la commémoration des 204 ans de l'assassinat de Jean-Jacques Dessalines, le 17 octobre 1804, le père de la patrie haïtienne. Grande cérémonie en la ville de Marchande Dessalines (centre, département de l'Artibonite) que le 1er empereur de la 1ère République noire avait sacré capitale. A l'issue d'une messe de plus de 2 heures, le président haïtien encore en fonction, René Préval, s'est fendu d'un discours à sa gloire, dressant un bilan plus que reluisant de son dernier quinquennat. En guise de final, il a enjoint l'assistance et l'audience à renouveler leur confiance dans la continuité en votant pour le fiancé de sa fille: Jude Célestin... 



vendredi 15 octobre 2010

Le Collège pour lequel je travaille

Le Nouveau Collège Bird, un collège privé, situé en plein centre ville, a été détruit à 80% par le séisme (cliquez sur la photo pour la carte géo).




Ce Collège (primaire, secondaire et école professionnelle) fête ses 50 ans d'existence le 23 octobre prochain. A cette occasion, une fête est organisée sur son site les 22, 23 et 24 octobre prochains afin de lever des fonds pour sa reconstruction.

Mes parents ont fait partie de la première équipe de coopérants suisses envoyés en 1960 pour aider à son lancement et à son développement.


Voici les baraquements provisoires qui servent de salles classes dans lesquels les élèves ont repris cette année académique...




Il faut que vous sachiez qu'en Haïti, l'éducation est à 80% aux mains de structures privées, moins de 10% du budget national est accordé à l'éducation publique... et, avant le séisme, un enfant sur deux déjà n'était pas scolarisé... Depuis, avec les difficultés économiques que rencontrent les familles, ce chiffre s'est sans doute accru... Quant aux professeurs du public, nombre d'entre eux n'ont pas été payés depuis 3 ans! Et aucune date n'a été fixée pour le paiement de ces arriérés. On comprend que certains tardent à reprendre le travail... 
Inutile donc de vous dire à quel point le réseau des établissements scolaires privés est crucial au développement des nouvelles générations de ce pays... L'éducation n'est-elle pas la sève de toute nation? 


Bientôt un numéro de compte pour vous permettre, vous aussi, de participer à la reconstruction de ce collège réputé et cinquantenaire. Ici, de toutes petites sommes font de véritables miracles... 



jeudi 14 octobre 2010

Mon papier sur les élections


A lire ici:




Menaces

Haïti souffre de la coupe intensive et systématique de sa forêt depuis des siècles, initiée par les colons espagnols, puis français, et poursuivie par la population indigène pour cuisiner, le charbon de bois étant encore aujourd'hui la seule source d'énergie disponible pour les millions d'Haïtiens vivant sous le seuil de la pauvreté. 


Pour s'en rendre compte, ci-après la Cordillera Central en République dominicaine...

                     


Et la même chaîne de montagnes en Haïti...

Les mornes, comme on appelle ici ces crânes rasés, culminent pour certains à plus de 2500 mètres. Lors des pluies tropicales, des tempêtes et autres cyclones, rien ne retient donc l'eau qui dévale en torrents furieux, creusant inlassablement depuis des siècles les flancs des montagnes et emportant ce qui reste de terre arable et de couverture végétale vers la mer... Cousteau avait déjà filmé dans les années 70 les fonds sous-marins de la Baie de Port-au-Prince, étouffés sous des tonnes de terre. 
A Wahoo Bay, j'ai toutefois pu constater un petit regain de vie tant des coraux que des poissons. Mais, cette petite baie a l'avantage d'être protégée des immenses ravines qui saignent les mornes. 

Quoi qu'il en soit - et les exemples sont là pour le prouver comme le jardin de mes amis - tout n'est pas perdu, loin de là. Reboiser et replanter est possible. Des organisations comme Helvetas Suisse financent depuis longtemps ce genre de programmes à travers le pays. Reste que la situation socio-économique du peuple haïtien - la grande majorité ne vit qu'avec 2 dollars US par jour! - qui s'est dramatiquement dégradée depuis le séisme, est un sérieux frein à la revitalisation de ces montagnes, pourtant indispensable à la protection et à la survie de la population, à la formation et à l'emploi, à l'environnement et à la biodiversité - déjà plus importante en l'état actuel en Haïti qu'en République dominicaine-, et à l'économie du tourisme - quasi inexistante en Haïti. 

A cela s'ajoute une autre menace, celle des carrières creusées à même ces mornes, les fragilisant d'autant (voir "On the Road to PaP").
Lors du tremblement de terre du 12 janvier, plusieurs de ces carrières se sont effondrées emportant maisons et habitants, à l'image de celle sur la route allant à Boutilliers, dont l'exploitation a depuis été interdite...!?!?!

   
      (la carte en un clic, ici)                                      (l'album ici)  

En résumé, la problématique haïtienne est d'une complexité rare qui nécessiterait une intervention à tous les niveaux et en même temps: reconstruction et infrastructures (réseau routier, réseau d'eau, réseau d'électricité), éducation et formation, développement des technologies (réseau internet), développement des technologies de développement durable (solaire, éolien, biomasse, etc.), relance de l'agriculture locale (café, sucre, cacao, fruits, légumes, etc.),  établissement d'un système social (assurances maladie, accident, chômage, retraite), refonte du système de santé, relance du tourisme, micro-finance, etc.
Evidemment, seul un régime politique et économique stable, indépendant, honnête et orienté vers l'avenir pourrait enfin permettre à ce rêve ancestral de se réaliser... Nous en reparlerons après les élections présidentielles du 28 novembre prochain!

De PaP à Saint-Marc et retour par Cité Soleil

Dimanche dernier, pour mon anniversaire (:-)), Alexis, sa femme et ses deux enfants m'ont emmené à Wahoo Bay!!!! ça ne s'invente pas et c'est vraiment wahoo... J'ai croqué quelques photos, surtout pour ceux qui reconnaîtraient ce trajet jusqu'à Saint-Marc, laquelle n'a pas subi aucun dommage lié au tremblement de terre (pour voir le trajet, cliquez sur la photo ci-dessous).


A Saint-Marc, nous avons déposé des pupitres généreusement offerts par une association de Genève dans une minuscule école que voici: 


Avant de faire demi-tour pour Wahoo Bay. 


Au retour, détour par Cité Soleil, sans aucun doute le plus grand des nombreux bidonvilles de Port-au-Prince. Plateforme de vente d'armes, de drogue et repère de chefs de gangs et de mafieux, une seule route permet de s'en approcher en civil, celle que nous avons prise. Et encore, la nuit tombait, il ne fallait donc pas traîner dans le coin... Mais, cela vous donne un aperçu de l'ambiance qui règne dans ce coin de la capitale.

PS: les photos ne sont pas toutes très nettes, notre chauffeur avait mis la gomme...





Comme toujours, cliquez sur la photo pour voir l'album ;-)

mardi 12 octobre 2010

LANCEMENT OFFICIEL

Quel "meilleur" jour que... ce 12 octobre pour lancer mon blog. Jour de commémoration de la catastrophe inénarrable qui a terrassé Haïti.


9 mois plus tard, Port-au-Prince, c'est ça...










    
                            



             


lundi 11 octobre 2010

Mon anniversaire

A Wahoo Bay (non loin de Saint-Marc, cf. carte)




Et mon gâteau...











lundi 4 octobre 2010

La rentrée des classes

Ce lundi 4 octobre était la rentrée officielle des classes au niveau national.
Par un décret gouvernemental, la rentrée a en effet été reportée à cette date pour permettre aux établissements scolaires des départements de l'Ouest, du Sud-Est et des Nippes, lourdement frappés en leurs infrastructures par le tremblement de terre du 12 janvier ou transformés en centres d'hébergement pour les sinistrés de la catastrophe, d'aménager leurs sites et aux parents de trouver le moyen de financer les écolages. 
Dans les faits, rares ont été les lycées ou les écoles nationales à pouvoir accueillir leurs élèves ce lundi.  
Le Collège méthodiste de Frères (banlieue de Port-au-Prince) était prêt, grâce en particulier aux dons versés à l'ASAH (Association suisse des amis d'Haïti)  qui ont permis d'entreprendre rapidement les travaux de réhabilitation et de construction. 
Voyez plutôt les frimousses réjouies des élèves de primaires en cliquant sur la photo ci-dessous. Le secondaire a commencé son année académique le mercredi 6 octobre:



vendredi 1 octobre 2010

Visite de la maman de Wildo


La maman de Wildo et son cousin, Jean-Baptiste. Elle vit dans le quartier de Bel-Air, à la rue Sans Fil (cliquez sur la photo ci-dessus pour obtenir la carte de PaP et zoomer sur Fort National pour situer ce quartier).


Juste en face de chez elle... 




Visitez les quartiers de Bel-Air et de Fort National, centre ville de Port-au-Prince en cliquant sur la photo ci-dessus. Et pensez à ceux qui vivent ici chaque jour...